Language: French
Published by Re?union Des Muse?es Nationaux, France, 2000
ISBN 10: 2711838005 ISBN 13: 9782711838004
Seller: Acadia Art & Rare Books. Est. 1931, Toronto, ON, Canada
First Edition
Soft cover. Condition: About Fine. 1st Edition. French Style Cover. Copiously Illustrated With Color Plates And B/W Photographs. Copy In Excellent Condition. 4to.
Language: Dutch
Published by Museum Belvédère, Heerenveen-Oranjewoud, 2010
ISBN 10: 9071139166 ISBN 13: 9789071139161
Seller: Antiquariaat Digitalis, Amsterdam, Netherlands
First Edition
Hardcover. Condition: Very Good. 1st Edition. Paper covered boards (hardcover), 111 pages : illustrations (chiefly color), plans ; 28 cm. Very good, light surface soil back board. Text in Dutch.
Published by Amsterdam : Kunsthandel De Boer, [1978], 1978
Seller: Antiquariaat Digitalis, Amsterdam, Netherlands
Soft cover. Condition: Very Good. Softcover, [16] p., [8] bl. pl. : ill. ; 22 cm, Very good copy, with some age-toning. Scarce exhibition catalogue Kunsthandel De Boer, Amsterdam 1978.
Language: French
Published by Reunion des Musees Nationaux, Paris, 2000
ISBN 10: 2711838005 ISBN 13: 9782711838004
Seller: Antiquariaat Digitalis, Amsterdam, Netherlands
First Edition
Soft cover. Condition: Good. 1st Edition. Folded stiff wrappers (softcover), 133 p. : illustrations (chiefly in color) ; 28 cm. Good copy, light wear to wrappers, some yellowing white margins. Text in French.
ca. 31 Bll. Mit sehr zahlr. teils farb. Abb. 8°, illustr. Orig.-Broschur mit -Schutzumschlag. In französischer Sprache. - Umschlag etwas verblichen, sonst gut. 450 gr.
Language: French
Published by Paris, Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, 1982
Seller: Antiquariat Bookfarm, Löbnitz, Germany
88 S. Ehem. Bibliotheksexemplar mit Signatur und Stempel. GUTER Zustand, ein paar Gebrauchsspuren. Ex-library with stamp and library-signature. GOOD condition, some traces of use. 1982/1650, L14285 Sprache: Französisch Gewicht in Gramm: 500.
[13046].
Published by Musée de Pontoise, Pontoise, 1992
Seller: Antiquariat am St. Vith, Mönchengladbach, Germany
Broschiert. 24,0 x 22,2 cm 47 pages. Broschur. Sprache: Französisch, Mit zahlr. farb. und schw.-w. Abb. Einband etwas berieben, Papier an den Rändern leicht gebräunt, sonst gutes Exemplar.
Zwolle, 1998. 130 pp. Col. plts. Hardcover, d./j. - Stamp on first endpaper.
Language: French
Published by Eds Hazan - Musee des Beaux-Arts de Lyon 2010, 2010
ISBN 10: 2754104844 ISBN 13: 9782754104845
Seller: Books+, Saint Maurice, France
In-4-carre, 28 cm, 360pp., illustr., Nb-0251,
Published by Galerie Maeght., 1948
Seller: Roe and Moore, London, United Kingdom
Art / Print / Poster
Soft cover. Condition: Good. In-folio (380 x 280 mm) en feuilles, 8 pages. 2 lithographies originales en noir de Geer van Velde. 16 reproductions en noir et blanc de Geer van Velde et Bram van Velde. Textes de Samuel Beckett "Peintres de l'empêchement" et de Jacques Kober. Propos de Bram van Veldes " Paroles". Exposition de 21 peintures récentes des artistes. Edition originale et 1er tirage des lithographies Très rare exemplaire de premier tirage. Imprimerie Union. Ppaer yellowed, frayed at folds, and darkened.
Oranjewoud, Museum Belvédère, 2010. Gebonden. Hardcover. 28 x 24,5 cm. Met illustraties in kleur. 111 pag. - UITSTEKEND EXEMPLAAR [Art / Dutch artist [Nederlandse Kunstenaars] ].
Seller: Singing Saw Books, Portland, OR, U.S.A.
Paperback. Condition: Good. Paperback. Ex-library copy with typical call number, marks, etc. Good condition overall.
Zwolle, 1998. 130 pp. Col. plts. Hardcover, d./j.
Published by Galerie Maeght, 1946
Seller: Midori Art Books, Paris, France
Soft cover. Condition: Very Good. 2nd Edition. très bon état , légères piqures, deuxième édition, second edition.
Texte de Pierre Wat et Sylvie Ramond. Paris : Réunion des musées nationaux : catalogue réalisé à l'occasion des expositions au Musée Picasso d'Antibes et au Musée d'Unterlinden à Colmar, 2000. Un volume broché (23x27,5 cm), 133 pages. 71 oeuvres reproduites en hors texte en couleurs. Biographie, bibliographie. Bon état. Livres.
Seller: BWS BKS, Ferndale, NY, U.S.A.
Hardcover. Condition: New.
Seller: BWS BKS, Ferndale, NY, U.S.A.
Paperback. Condition: As New.
Published by Paris: Galerie Maeght7., 1948
Seller: Wittenborn Art Books, San Francisco, CA, U.S.A.
Condition: Good. Folio. Original wraps. 28 x 28cm. DLM pour l'exposition d'?uvres de Bram et Geer VAN VELDE à la Galerie Maeght en 1948. Textes de Samuel Beckett « Peintures de l'empêchement » et Jacques Kober. 16 pages non reliées incluant 2 lithographies originales de Geer van Velde et 8 reproductions en noir.
Published by Paris. Galerie Maeght s.d. [, 1946
Seller: Librairie Les Autodidactes - Aichelbaum, Paris, France
Association Member: ILAB
First Edition
] Plaquette in-8 agrafée de 12 p. Reproduction. Texte de Jacques Kober. E.O.
Published by IMP Union Paris, 1952
Seller: Yes, Wonderful things, Colchester, ESSEX, United Kingdom
Magazine / Periodical First Edition
Soft cover. Condition: Near Fine. 1st Edition. Derriere Le Miroir 51 From November 1952 Very rare 1st edition in excellent condition 2 colour lithographs including 1 double page. Text by Roger Chastel "Before the mirror" and Frank Elgar "Geer van Velde". Exhibition of 30 paintings from 1947 to 1952.
Published by Paris, Galerie Maeght, Editions Pierre à Feu, juin., 1948,, 1948
Seller: Harteveld Rare Books Ltd., Marly, Switzerland
First Edition
in-folio, (38x28 cm). 16 p.n.ch. avec 2 lithographies originales de Geer Van Velde tirées chez Mourlot Frères (pour l'édition originale). 8 reproductions en noir et blanc de Geer van Velde et 8 de Bram Van Velde et une photographie en noir. brochure originale illustrée. (Edition originale). Please notify before visiting to see a book. Prices are excl. VAT/TVA (only Switzerland) & postage.
Published by Galerie Maeght - Editions Pierre à Feu, 1948
Seller: Tiré à Part, Marseille, France
First Edition
Numéro 11-12 de 1948, de cette revue in-folio ( 380 X 280 mm ), en feuilles sous couverture illustrée en couleurs. 2 lithographies originales de Geer van VELDE. 8 reproductions en noir et blanc de Geer VAN VELDE et 8 de Bram VAN VELDE. Textes de S. Beckett "Peintres de l'empèchement" et de J. Kober "Autant parler du silence". Propos de Bram VAN VELDE "Paroles". Edition originale et premier tirage. Bel exemplaire. Beaux-Arts,Peinture,Gravure,Lithographie,
Language: French
Published by Paris. Editions Pierre à Feu. Maeght éditeur. Novembre, 1952
Seller: Antiquariat Udo Schwörer, Pforzheim, Germany
Condition: Gut. Folio. 1 f. pliée (8 p.). avec 2 lithographie en couleurs (dont 1 en double page). Texte de Roger Chastel 'Devant le miroir' und Frank Elgar 'Geer Van Velde'. Sprache: französisch. krankheitsbedingt erfolgt der Versand nur 1x pro Woche. Sprache: Französisch Gewicht in Gramm: 550.
Published by Maeght editeur, Paris, 1948
Seller: JMHunt, High Point, NC, U.S.A.
Soft cover. Condition: As New. 2nd Edition. Bram and Geer Van Velde. Two original lithographs by Geer Van Velde, printed by Mourlot. Reproductions in black and white of works by Bram and Geer Van Velde. Contains an essay by Samuel Beckett. Bought decades ago at the Maeght Gallery and in storage since, the cover and content are in mint condition. Book.
Published by Les Editions de Minuit, 1966
First Edition Signed
couverture souple. Les Editions de Minuit | Paris 1966 | 14.50 x 19.50 cm | broché | Edition originale, un des 100 exemplaires hors commerce numérotés sur B.F.K. de Rives, seuls grands papiers avec 512 autres B.F.K. de Rives. Précieux envoi autographe daté d'Avril 1966 et signé de Samuel Beckett à son ami le peintre Geer (Van Velde) et à sa femme Lise. Agréable exemplaire. « Que dire de ces plans qui glissent, ces contours qui vibrent, ces corps comme taillés dans la brume, ces équilibres qu'un rien doit rompre, qui se rompent, et se reforment à mesure qu'on regarde ? Comment parler de ces couleurs qui respirent, qui halètent ? de cette stase grouillante ? de ce monde sans poids, sans force, sans ombre ? Ici tout bouge, nage, fuit, revient, se défait, se refait. Tout cesse, sans cesse. On dirait l'insurrection des molécules, l'intérieur d'une pierre un millième de seconde avant qu'elle ne se désagrège. C'est ça la littérature. » (La Peinture des van Velde ou Le monde et le pantalon, in Cahiers d'Art n°11-12, Paris 1945) Beckett ne parle pas ici, malgré les apparences, de son uvre littéraire mais de la peinture de Geer Van Velde, ajoutant quelques lignes plus loin: «[Bram] Van Velde peint l'étendue. G[eer] Van Velde peint la succession.» Cet éloge, publié à l'occasion de la double exposition des Van Velde, Geer chez Maeght et Bram à la galerie Mai, est le premier texte d'importance sur ces peintres alors à peu près inconnus du public: «On ne fait que commencer à déconner sur les frères VanVelde. J'ouvre la série. C'est un honneur.» Il est aussi le premier texte critique écrit directement en français par un jeune écrivain irlandais qui n'a encore jamais publié en France. Ainsi, le premier et plus important écrit sur l'art de Beckett, composé à l'aube de sa carrière littéraire, instaure, dès l'origine, une relation fondamentale entre son uvre en gestation et la peinture de ses amis: «Aussi a-t-on souvent lu ce texte en creux, ou en miroir, comme une des rares désignations de la poétique (à venir) de Beckett par lui-même, une sorte de programme anamorphique d'écriture» (Un pantalon cousu de fil blanc: Beckett et l'épreuve critiquepar Pierre Vilar) Véritable déclaration d'intention du dramaturge, ce texte fondamental - dont Beckett confesse dès l'introduction la valeur introspective: «avec les mots on ne fait que se raconter» - inaugure la période créatrice la plus fructueuse de l'écrivain. En effet, à l'instar d'Apollinaire et de Cendrars, Beckett puise dans les problématiques artistiques de ses contemporains le ferment de son écriture à venir par «la mise en cause la plus profonde des présupposés narratifs, figuratifs ou poétiques.» (Pascale Casanova inBeckett l'abstracteur) L'influence majeure de la peinture moderne sur la structure - ou déstructuration - narrative du théâtre et des romans de Beckett sera révélée et analysée par de nombreux penseurs, dont Gilles Deleuze, Julia Kristeva ou Maurice Blanchot. C'est justement à partir de la peinture des Van Velde, de Geer, puis de Bram, que Beckett formalise cette volonté de traduire la question picturale en dramaturgie. Ainsi refuse-t-il les décors de Nicolas de Staël pourEn attendant Godotcar: «Il faut que le décor sorte du texte, sans y ajouter. Quant à la commodité visuelle du spectateur, je la mets là où tu penses. Crois-tu vraiment qu'on puisse écouter devant un décor de Bram, ou voir autre chose que lui?» (Lettre à Georges Duthuit, 1952). Lorsqu'il rencontre Geer en 1937, «Beckett traverse une crise existentielle majeure, il vient de remodeler son premier romanMurphy, refusé par un grand nombre d'éditeurs, il sombre dans l'alcoolisme, quitte l'Irlande et s'installe définitivement à Paris» (Le Pictural dans l'uvre de Beckett,Lassaad Jamoussi). Il revient d'un long voyage artistique en Allemagne où il s'est imprégné d'uvres classiques et d'art contemporain - c'est lors de ce voyage qu'il découvre lesDeux hommes contemplant la lunede Caspar David Friedrich, à.
Published by Les Editions de Minuit, 1969
First Edition Signed
couverture souple. Les Editions de Minuit | Paris 1969 | 14.50 x 19.50 cm | broché | Edition originale, un des 100 exemplaires hors commerce numérotés sur B.F.K. de Rives, seuls grands papiers avec 642 autres B.F.K. de Rives. Précieux envoi autographe daté de Janvier 1970 et signé de Samuel Beckett à son ami le peintre Geer (Van Velde) et à sa femme Lise. Agréable exemplaire. « Que dire de ces plans qui glissent, ces contours qui vibrent, ces corps comme taillés dans la brume, ces équilibres qu'un rien doit rompre, qui se rompent, et se reforment à mesure qu'on regarde ? Comment parler de ces couleurs qui respirent, qui halètent ? de cette stase grouillante ? de ce monde sans poids, sans force, sans ombre ? Ici tout bouge, nage, fuit, revient, se défait, se refait. Tout cesse, sans cesse. On dirait l'insurrection des molécules, l'intérieur d'une pierre un millième de seconde avant qu'elle ne se désagrège. C'est ça la littérature. » (La Peinture des van Velde ou Le monde et le pantalon, in Cahiers d'Art n°11-12, Paris 1945) Beckett ne parle pas ici, malgré les apparences, de son uvre littéraire mais de la peinture de Geer Van Velde, ajoutant quelques lignes plus loin: «[Bram] Van Velde peint l'étendue. G[eer] Van Velde peint la succession.» Cet éloge, publié à l'occasion de la double exposition des Van Velde, Geer chez Maeght et Bram à la galerie Mai, est le premier texte d'importance sur ces peintres alors à peu près inconnus du public: «On ne fait que commencer à déconner sur les frères VanVelde. J'ouvre la série. C'est un honneur.» Il est aussi le premier texte critique écrit directement en français par un jeune écrivain irlandais qui n'a encore jamais publié en France. Ainsi, le premier et plus important écrit sur l'art de Beckett, composé à l'aube de sa carrière littéraire, instaure, dès l'origine, une relation fondamentale entre son uvre en gestation et la peinture de ses amis: «Aussi a-t-on souvent lu ce texte en creux, ou en miroir, comme une des rares désignations de la poétique (à venir) de Beckett par lui-même, une sorte de programme anamorphique d'écriture» (Un pantalon cousu de fil blanc: Beckett et l'épreuve critiquepar Pierre Vilar) Véritable déclaration d'intention du dramaturge, ce texte fondamental - dont Beckett confesse dès l'introduction la valeur introspective: «avec les mots on ne fait que se raconter» - inaugure la période créatrice la plus fructueuse de l'écrivain. En effet, à l'instar d'Apollinaire et de Cendrars, Beckett puise dans les problématiques artistiques de ses contemporains le ferment de son écriture à venir par «la mise en cause la plus profonde des présupposés narratifs, figuratifs ou poétiques.» (Pascale Casanova inBeckett l'abstracteur) L'influence majeure de la peinture moderne sur la structure - ou déstructuration - narrative du théâtre et des romans de Beckett sera révélée et analysée par de nombreux penseurs, dont Gilles Deleuze, Julia Kristeva ou Maurice Blanchot. C'est justement à partir de la peinture des Van Velde, de Geer, puis de Bram, que Beckett formalise cette volonté de traduire la question picturale en dramaturgie. Ainsi refuse-t-il les décors de Nicolas de Staël pourEn attendant Godotcar: «Il faut que le décor sorte du texte, sans y ajouter. Quant à la commodité visuelle du spectateur, je la mets là où tu penses. Crois-tu vraiment qu'on puisse écouter devant un décor de Bram, ou voir autre chose que lui?» (Lettre à Georges Duthuit, 1952). Lorsqu'il rencontre Geer en 1937, «Beckett traverse une crise existentielle majeure, il vient de remodeler son premier romanMurphy, refusé par un grand nombre d'éditeurs, il sombre dans l'alcoolisme, quitte l'Irlande et s'installe définitivement à Paris» (Le Pictural dans l'uvre de Beckett,Lassaad Jamoussi). Il revient d'un long voyage artistique en Allemagne où il s'est imprégné d'uvres classiques et d'art contemporain - c'est lors de ce voyage qu'il découvre lesDeux hommes contemplant la lunede Caspar David Friedrich,
Published by Les Editions de Minuit, 1972
First Edition Signed
couverture souple. Les Editions de Minuit | Paris 1972 | 14.50 x 19.50 cm | broché | Edition originale de la traduction française établie par l'auteur, un des 50 exemplaires hors commerce numérotés sur vélin d'Arches, seuls grands papiers avec 292 autres vélin d'Arches. Précieux envoi autographe daté de Décembre 1972 et signé de Samuel Beckett à son ami le peintre Geer (Van Velde) et à sa femme Lise. Dos et plats marginalement insolés. « Que dire de ces plans qui glissent, ces contours qui vibrent, ces corps comme taillés dans la brume, ces équilibres qu'un rien doit rompre, qui se rompent, et se reforment à mesure qu'on regarde ? Comment parler de ces couleurs qui respirent, qui halètent ? de cette stase grouillante ? de ce monde sans poids, sans force, sans ombre ? Ici tout bouge, nage, fuit, revient, se défait, se refait. Tout cesse, sans cesse. On dirait l'insurrection des molécules, l'intérieur d'une pierre un millième de seconde avant qu'elle ne se désagrège. C'est ça la littérature. » (La Peinture des van Velde ou Le monde et le pantalon, in Cahiers d'Art n°11-12, Paris 1945) Beckett ne parle pas ici, malgré les apparences, de son uvre littéraire mais de la peinture de Geer Van Velde, ajoutant quelques lignes plus loin: «[Bram] Van Velde peint l'étendue. G[eer] Van Velde peint la succession.» Cet éloge, publié à l'occasion de la double exposition des Van Velde, Geer chez Maeght et Bram à la galerie Mai, est le premier texte d'importance sur ces peintres alors à peu près inconnus du public: «On ne fait que commencer à déconner sur les frères VanVelde. J'ouvre la série. C'est un honneur.» Il est aussi le premier texte critique écrit directement en français par un jeune écrivain irlandais qui n'a encore jamais publié en France. Ainsi, le premier et plus important écrit sur l'art de Beckett, composé à l'aube de sa carrière littéraire, instaure, dès l'origine, une relation fondamentale entre son uvre en gestation et la peinture de ses amis: «Aussi a-t-on souvent lu ce texte en creux, ou en miroir, comme une des rares désignations de la poétique (à venir) de Beckett par lui-même, une sorte de programme anamorphique d'écriture» (Un pantalon cousu de fil blanc: Beckett et l'épreuve critiquepar Pierre Vilar) Véritable déclaration d'intention du dramaturge, ce texte fondamental - dont Beckett confesse dès l'introduction la valeur introspective: «avec les mots on ne fait que se raconter» - inaugure la période créatrice la plus fructueuse de l'écrivain. En effet, à l'instar d'Apollinaire et de Cendrars, Beckett puise dans les problématiques artistiques de ses contemporains le ferment de son écriture à venir par «la mise en cause la plus profonde des présupposés narratifs, figuratifs ou poétiques.» (Pascale Casanova inBeckett l'abstracteur) L'influence majeure de la peinture moderne sur la structure - ou déstructuration - narrative du théâtre et des romans de Beckett sera révélée et analysée par de nombreux penseurs, dont Gilles Deleuze, Julia Kristeva ou Maurice Blanchot. C'est justement à partir de la peinture des Van Velde, de Geer, puis de Bram, que Beckett formalise cette volonté de traduire la question picturale en dramaturgie. Ainsi refuse-t-il les décors de Nicolas de Staël pourEn attendant Godotcar: «Il faut que le décor sorte du texte, sans y ajouter. Quant à la commodité visuelle du spectateur, je la mets là où tu penses. Crois-tu vraiment qu'on puisse écouter devant un décor de Bram, ou voir autre chose que lui?» (Lettre à Georges Duthuit, 1952). Lorsqu'il rencontre Geer en 1937, «Beckett traverse une crise existentielle majeure, il vient de remodeler son premier romanMurphy, refusé par un grand nombre d'éditeurs, il sombre dans l'alcoolisme, quitte l'Irlande et s'installe définitivement à Paris» (Le Pictural dans l'uvre de Beckett,Lassaad Jamoussi). Il revient d'un long voyage artistique en Allemagne où il s'est imprégné d'uvres classiques et d'art contemporain - c'est lors de ce voyage qu'il découvre l.
couverture souple. Les Editions de Minuit | Paris 1966 | 14.50 x 19.50 cm | broché | Edition originale, un des 100 exemplaires hors commerce numérotés sur B.F.K. de Rives, seuls grands papiers avec 662 autres B.F.K. de Rives. Précieux envoi autographe daté d'Octobre 1966 et signé de Samuel Beckett à son ami le peintre Geer (Van Velde) et à sa femme Lise. Bel exemplaire. « Que dire de ces plans qui glissent, ces contours qui vibrent, ces corps comme taillés dans la brume, ces équilibres qu'un rien doit rompre, qui se rompent, et se reforment à mesure qu'on regarde ? Comment parler de ces couleurs qui respirent, qui halètent ? de cette stase grouillante ? de ce monde sans poids, sans force, sans ombre ? Ici tout bouge, nage, fuit, revient, se défait, se refait. Tout cesse, sans cesse. On dirait l'insurrection des molécules, l'intérieur d'une pierre un millième de seconde avant qu'elle ne se désagrège. C'est ça la littérature. » (La Peinture des van Velde ou Le monde et le pantalon, in Cahiers d'Art n°11-12, Paris 1945) Beckett ne parle pas ici, malgré les apparences, de son uvre littéraire mais de la peinture de Geer Van Velde, ajoutant quelques lignes plus loin: «[Bram] Van Velde peint l'étendue. G[eer] Van Velde peint la succession.» Cet éloge, publié à l'occasion de la double exposition des Van Velde, Geer chez Maeght et Bram à la galerie Mai, est le premier texte d'importance sur ces peintres alors à peu près inconnus du public: «On ne fait que commencer à déconner sur les frères VanVelde. J'ouvre la série. C'est un honneur.» Il est aussi le premier texte critique écrit directement en français par un jeune écrivain irlandais qui n'a encore jamais publié en France. Ainsi, le premier et plus important écrit sur l'art de Beckett, composé à l'aube de sa carrière littéraire, instaure, dès l'origine, une relation fondamentale entre son uvre en gestation et la peinture de ses amis: «Aussi a-t-on souvent lu ce texte en creux, ou en miroir, comme une des rares désignations de la poétique (à venir) de Beckett par lui-même, une sorte de programme anamorphique d'écriture» (Un pantalon cousu de fil blanc: Beckett et l'épreuve critiquepar Pierre Vilar) Véritable déclaration d'intention du dramaturge, ce texte fondamental - dont Beckett confesse dès l'introduction la valeur introspective: «avec les mots on ne fait que se raconter» - inaugure la période créatrice la plus fructueuse de l'écrivain. En effet, à l'instar d'Apollinaire et de Cendrars, Beckett puise dans les problématiques artistiques de ses contemporains le ferment de son écriture à venir par «la mise en cause la plus profonde des présupposés narratifs, figuratifs ou poétiques.» (Pascale Casanova inBeckett l'abstracteur) L'influence majeure de la peinture moderne sur la structure - ou déstructuration - narrative du théâtre et des romans de Beckett sera révélée et analysée par de nombreux penseurs, dont Gilles Deleuze, Julia Kristeva ou Maurice Blanchot. C'est justement à partir de la peinture des Van Velde, de Geer, puis de Bram, que Beckett formalise cette volonté de traduire la question picturale en dramaturgie. Ainsi refuse-t-il les décors de Nicolas de Staël pourEn attendant Godotcar: «Il faut que le décor sorte du texte, sans y ajouter. Quant à la commodité visuelle du spectateur, je la mets là où tu penses. Crois-tu vraiment qu'on puisse écouter devant un décor de Bram, ou voir autre chose que lui?» (Lettre à Georges Duthuit, 1952). Lorsqu'il rencontre Geer en 1937, «Beckett traverse une crise existentielle majeure, il vient de remodeler son premier romanMurphy, refusé par un grand nombre d'éditeurs, il sombre dans l'alcoolisme, quitte l'Irlande et s'installe définitivement à Paris» (Le Pictural dans l'uvre de Beckett,Lassaad Jamoussi). Il revient d'un long voyage artistique en Allemagne où il s'est imprégné d'uvres classiques et d'art contemporain - c'est lors de ce voyage qu'il découvre lesDeux hommes contemplant la lunede Caspar David Friedrich, à l'or.