Items related to Je suis le monde qui me blesse: Journal intégral (1976-1985)

Je suis le monde qui me blesse: Journal intégral (1976-1985) - Softcover

George, Raphaele

 
9782877041805: Je suis le monde qui me blesse: Journal intégral (1976-1985)

Synopsis

Il m'arrive de rêver être un grand tissu, une étoffe qui recouvrirait tout, dont je serais un peu la matière, écoulement, silence retenus, matière qui, enfin, ne compte plus avec la mémoire et pourtant montre la splendeur muette de ce qui a disparu.

"synopsis" may belong to another edition of this title.

About the Author

Raphaële George (de son vrai nom Ghislaine Amon) est née le 2 avril 1951 à Paris. Son premier livre, Le Petit Vélo beige, paraît en 1977 aux éditions de l'Athanor. Elle fonde la même année la revue Les Cahiers du double avec Mireille Andrès, Patrick Rousseau et Jean-Louis Giovannoni, qu'elle dirige ensuite avec ce der-nier jusqu'en 1981. Suivent de nombreuses publications en revue (sous le nom de Ghislaine Amon ou celui de Laure Slausky) ainsi que des articles de critique littéraire dans le journal Libération. Parallèlement à ses activités littéraires, Raphaële George développe une oeuvre plastique (draps peints, dessins, objets en pâte à modeler...) et expose régulièrement en galerie. En 1978-1979, elle met en chantier avec le peintre Vincent Verdeguer plusieurs Fresques murales éphémères réalisées sur les murs des entrepôts de Bercy alors à l'abandon. Certains de ses travaux sont conservés dans le Fonds d'art contemporain de la Ville de Paris. Le 6 mars 1984, Ghislaine Amon décide de prendre Raphaële George pour nom d'écrivain. Un mois avant son décès le 30 avril 1985, elle publie Eloge de la fatigue avec Les Nuits échangées, aux éditions Lettres Vives. Paraîtront à titre posthume L'Absence réelle, écrit avec Jean-Louis Giovannoni, en 1986 aux Editions Unes, puis Psaume de silence la même année et Double intérieur en 2014 aux éditions Lettres Vives.

Excerpt. © Reprinted by permission. All rights reserved.

Les mots deviennent peu à peu une sorte de tout, un lieu de paix, on s’imagine qu’on est ailleurs. On s’imagine que l’on peut tout. On s’imagine que tout est redevenu possible, on s’imagine, même grave, on s’imagine que l’on chante.

"About this title" may belong to another edition of this title.